Et si on remontait un an plus tôt? C'que j'aimerais... Le déménagement on en parlait même pas, j'avais mes folles, des amis, un petit copain ont j'étais folle amoureuse, je respirais la joie de vivre, c'était d'ailleurs les derniers moments. Le 17 juin 2006 je m'en souvient très bien, c'étais la fête de l'école Jacques Brel, l'école primaire de mon petit frère, ça faisait un mois entre Lui* & moi, j'étais furieuse après lui ce jour là parce qu'il passait la journée avec une copine, une petite vengeance du fait que j'était pas là pour lui de toute l'aprèm, il m'avait envoyé un sms pour me narguer et j'ai légèrement boudé mais heureusement mes amis m'ont fait positiver très vite. De plus je n'avais pas vraiment le coeur à être mécontente. J'étais tellement heureuse, j'me sentais si légère depuis un mois, être aimée c'était la plus belle chose que j'ai pu connaître. Il faisais beau ce jour là, beau et chaud, on avait eu de bon délire et je me rappel que Kenza et moi nous cachions encore pour fumer, j'avais peur qu'un de mes anciens profs de primaire me voit. Je me souviens qu'Elise avait dormi chez moi ce soir là et qu'il* nous avait prises en photo en train de nous rouler une pelle =D. Oui cette journée était parfaite. Comme pas mal d'autre qui l'avaient précédée et comme quelques unes qui l'on suivie...
Un an après, le coeur beaucoup plus lourd, j'ai traîné les pieds et ma solitude toute la journée, il pleut, et je suis sans Elise, pas de fête d'école, pas de folles. Je suis seule face à des photos, face à des souvenirs, et ça fait mal, tellement mal. Je positive comme je peux, ce déménagement c'est peut-être le moyen de... comment vous dîtes? "Passer à autre chose" un nouveau lycée, une nouvelle ville... Nouvelle mentalité? Oh nan j'adore la notre. J'aurais mes week-ends à leur consacrer, oui c'est beau vu comme ça, 48h loin de mes parents avec eux* à faire tout ce que je veux sans compte à rendre. Oui mais ce que j'ai tendance à oublier en pensant à ça c'est le temps, ce fichu, ce putain, cet enfoiré de temps, je le hais, je le hais d'aller tellement vite que j'ai pas vu cette année au sacré coeur passer, d'aller si vite qu'il* a déjà oublié jusqu'à mon prénom, ce serait à parier, je le hais d'aller si lentement que moi je n'oublie pas, que je reste sur ma peine, sur... comment m'a-t-elle dit ça? "La première phase de la rupture, la phase déprime", je le hais d'aller si vite que dans moins de deux semaines je déménage, je quitte tout ce que je connais depuis que je suis née, oh je ne vais pas loin, à peine à une heure d'ici mais que peut-on faire à 16 ans contre le temps et la distance, 48h de présence ne réparerons pas 120h d'absence. Le week-end ne m'aidera pas à rattraper les délires perdus dans la semaine, je vois déjà la scène, eux se remémorer un délire du mardi et éclater de rire à 20, laissant la vingt et unième perplexe, affichant un sourire, mais pleurant de toute ses forces au niveau du coeur, pleurant de voir que tout s'effiloche, tout lui échappe, de voir que la complicité s'efface et qu'un jour ou l'autre elle disparaîtra, pleurer de voir que leur monde tourne sans elle, que d'autres la remplace, que ses meilleurs potes savent faire sans elle, alors qu'elle la semaine elle se sent si seule.
Et plus le temps passera moins elle se sentira à sa place, ses amis de son lycée demanderont bientôt à la voir le week-end eux aussi et alors elle partagera, un week-end sur deux, et puis au fil des semaines, elle se lassera de se sentir tellement à l'écart et elle finira par ne plus venir, elle se sentira trahie, délaissée, ils crieront tous à la paranoïa mais c'est faux, ils ne peuvent rien contre le temps et la distance eux non plus, et malgré eux ils l'oublieront, ils se passeront d'elle, ils apprendront à vivre sans elle et elle ne sera plus si indispensable qu'il l'avait dit. Le mot "toujours" ne devrait pas exister, il est faux, il fait mal.
Arrêtes 'milie, positivons, c'qui serais l'idéal, c'est que j'me fasse un p'tit groupe sympathique dans mon nouveau lycée et que le week-end j'les vois eux* tout les samedi soirs fête :p plus de compte à rendre, j'peux aller en boîte si ça me chante, j'compte profiter à fond. J'aurais de l'argent tout les samedi matin et après, carte libre. Le Kiff. Pis c'est quoi ce bad >.< rien à foutre de la distance, on s'aime un point c'est tout. J'vais me battre contre ce fils de pute de "temps" et j'vais lui niquer sa race d'abord, il m'a déjà trop bouffer la vie, cette fois c'est moi qui vais gagner. Niark.
Hanhan n'empêche j'ai les chocotes, mercredi aprèm je vais savoir si je suis acceptée ou non dans ce putain de lycée de merde où j'veux même pas aller ! Enfin bon... comme on dit "c'est la vie" ...